C’est ce que nous avons pour aujourd’hui

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Almoço no Restaurante Le Procope à Paris avec les invités de la Sorbonne

La quête du bonheur, pour moi, se compare à notre capacité d’ouvrir le frigo et de dire, c’est ce que nous avons pour aujourd’hui, je vais faire de délicieux plats avec les ingrédients que j’ai à ma disponibilité.

Il y a des jours où le réfrigérateur est si rempli qu’il ne ferme pas correctement, et ces jours-là, il faut veiller à mettre les surgelés ensemble, les fruits avec les fruits, les œufs séparés au bon endroit. Faites un choix sain et savourez les délices préparés.

Il y a des jours où il ne reste presque plus rien et où le salaire n’est pas encore entré, où vous n’avez pas eu le temps de «faire le marché», j’ai connu de près ces jours là. S’il reste une dernière boîte de sardine alors, essayons une merveilleuse recette de  pâtes à la sardine et soyons heureux d’avoir cela à se mettre sous la dent.

J’ai toujours aimé faire du «mexido», un plat de ma région dans les  Minas Gerais du Brésil.   J’adore ouvrir le frigo et composer une recette avec ce qui reste, inventer de nouveaux plats aux saveurs insolites. Mes mélanges ne réussissent pas toujours et un ami a même voulu prendre une photo pour montrer aux autres ce que j’ai eu le courage de mélanger.

J’adore l’histoire de  Odette, mère de Thierry qui a dit à ses enfants: aujourd’hui je prépare un plat très spécial, «sole aux champagne» à l’heure du dîner, une table spéciale, des couverts en argent , toute la famille se regarde parce que ce n’était que  du merlan au vin blanc et  Odette explique que n’ayant pas trouvé de sole au marché elle a choisi le merlan, que ce poisson ne méritait pas le champagne et que le vin de table devrait suffire,  la bonne rigolade en famille résonne encore dans la mémoire des enfants 40 ans plus tard.

Dona Odette est descendue acheter un « Enfant Jésus » à Noël pour compléter sa crèche de Noel et quand elle est rentrée à la maison, elle a expliqué aux enfants que le modèle de  Jésus au marché artisanal était si petit que  finalement elle  en avait acheté deux . J’aurais aimé avoir eu l’occasion de faire la connaissance  de ma belle-mère.

J’ai toujours eu du mal à suivre une recette et je suis confus quand je dois faire les courses  pour préparer un plat. Plusieurs fois, je me suis retrouvé en difficulté pour ne pas pouvoir reproduire une méthode, faire les mêmes mouvements avec les partenaires de danse jusqu’à ce que j’invente quelque chose qui ressemble à de la samba et laisse le public ravi en pensant que je suis un bon joueur de samba.

Avec ma sœur Márcia, nous avons inventé un code pour mes recettes, je suis l’école de cuisine d’Acre, un territoire brésilien que presque personne ne peut localiser sur la carte du Brésil et quand je dis que c’est un plat typique d’Acre, ceux qui me connaissent savent que je viens d’inventer un « je ne sais quoi » et que ça peut être délicieux ou pas.

J’ai eu une autre fois  une dispute homérique qui a failli mettre fin à une relation amoureuse de plusieurs années  en raison de la façon dont j’ai préparé un  «confit de canard»  que j’ai gagné à Noël; une boîte de 5 kilos, conservée dans le saindoux et au dîner de Noël, j’ai commis le «crime» de chauffer les 5 kilos parce que je ne savais pas combien nous allions manger ce soir de fête.  

J’ai une idée, Dieu seul sait combien d’idées me traversent la tête, un projet pour l’instant, d’écrire  mon blog de chroniques où je raconterais mes anecdotes, j’essaierais de tenir bon si je trouve des lecteurs.   

Voilà ce que nous avons pour aujourd’hui, je vous quitte je dois à servir le café à Jeanine.

Antonio Cancado de Araujo Mogneneins

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