Cinéma : le souffle franco-brésilien des « Vents de Sibérie »

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Pablo Chasseraux, réalisateur des
Pablo Chasseraux, réalisateur des "Vents de Sibérie" (ici à Venise), promet un film musical grave et joyeux à la fois, centré sur l'Union soviétique.


Pablo Chasseraux est brésilien et, comme son nom l’indique, a des origines françaises.

A Los Angeles, où il est établi depuis un an et demi, ce directeur de la photographie expérimenté et primé (à Los Angeles, à Hoboken, aux Latin Grammy Awards), se consacre à son prochain long métrage dont le titre évoque des horizons bien différents : « Vents de Sibérie ».L’héroïne, Fatima Salkazanova, est une femme qui a existé dont le fils, le musicien français Sacha Pillois, a voulu retracer le difficile parcours.

Déportée en Sibérie à l’âge de seize ans par le régime communiste, elle décida de mener une lutte dont la France fut la base. Enseignante à la Sorbonne, journaliste et attachée de presse ayant accompagné dans leurs voyages deux chefs d’Etats français, elle fut une icône de résistance à l’Union soviétique, utilisant ses émissions de radio pour envoyer des messages et aider d’innombrables familles qui fuyaient ou voulaient fuir ce pays et son régime.

Sacha Pillois, chef d’orchestre de « Vents de Sibérie », a trouvé dans l’expérience et la volonté du réalisateur la confiance nécessaire pour exposer cette histoire à la fois publique et pour lui intime, remplie de douleur et de courage, où la musique omniprésente va traduire les faits et les sentiments vécus.

Pour Chasseraux, ce sera « un film nécessaire, coloré, joyeux et musical, avec beaucoup d’amour et de gratitude envers ceux qui se sont engagés pour plus de liberté ».

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