Historique
L' Ambassade du Brésil à Paris occupe l'ancien Hôtel particulier
de la famille Schneider depuis 1971.
La construction de ce bâtiment de 623 mètres carrés (sur un périmètre de
1859 mètres carrés) s'est achevée dans la première moitié du XIXe
siècle. Le site s'appelait alors Cours de la Reine.
Le premier propriétaire de la maison fut Arthur Louis Gibert. En 1865,
le bien fut cédé à ses deux filles, Elise Lucie Camille, comtesse de la
Roche Aymont et Guillermine Marie Lucie, comtesse de La Ferronnays.
La maison a ensuite été achetée par les banquier Demacht et Seillère,
pour être revendue en 1900 à Eugène Schneider (1868-1942), grand
industriel de la sidérurgie. Il transforme alors le vieil édifice en
palais résidentiel et confie les travaux au célèbre architecte Paul
Ernest Sanson (1836-1918) : les fastueux étages d'apparat, tels qu'on
peut les voir aujourd'hui, datent de cette époque.
Le 16 juillet 1971, le gouvernement brésilien achète le bâtiment à la
famille Schneider pour une somme de 14 millions de francs afin d'y
installer la Chancellerie de l'Ambassade du Brésil.
Au sous-sol et au rez-de-chaussée l'Hôtel est en pierre de taille. Au
premier étage, il est bâti en moellons recouverts d'enduit avec
entablement de pierre; les brisis sont en ardoise et les combles en
zinc. La grille en fer devant l'immeuble est construite sur bahut.
L'Hôtel est situé dans un ensemble urbain inscrit à l'inventaire des
Sites Historiques et Pittoresques du Département de la Seine et dans le
périmètre de protection des Monuments Historiques.
L'Ambassade du Brésil a choisi de décorer sobrement l'intérieur de
l'hôtel pour mettre en valeur son architecture somptueuse et la finesse
de ses ornements. Elle n'a pu, naturellement, lui donner l'air d'une
résidence, mais n'a pas non plus voulu lui imposer une apparence trop
administrative. La richesse artistique de ce patrimoine français a été
respectée, reflet de la puissance d'une famille d'industriels et
d'aristocrates de la fin du XIXe siècle.
D'importants travaux de restauration ont été effectués il y a quelques
années- y compris les peintures -, et c'est avec fierté que le
gouvernement brésilien ouvre ses portes au public à l'occasion des
Journées du Patrimoine, afin de lui permettre de visiter ce petit
échantillon du patrimoine privé parisien.
À l'entrée, on peut admirer la porte cochère, avec le visage d'Hercule
coiffé de sa peau de lion. A droite, dans le couloir d'entrée, on
aperçoit les armes nationales de la République Fédérative du Brésil.
Tout au fond du passage d'entrée, une fausse fontaine en pierre s'écoule
sous le visage d'un dauphin - Il s'agit, et c'est une coïncidence, de
l'un des symboles de la ville de Rio de Janeiro .
Large avance pour Rousseff en vue de la présidentielle au Brésil - samedi 04 septembre
BRASILIA (Reuters) - Dilma Rousseff, soutenue par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, conserve une très large avance et pourrait être élue dès le premier tour de l'élection présidentielle, selon un sondage publié vendredi.