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vendredi 17 septembre 2010

Workshop de Danse (75) Paris - Lavage de la Madeleine 2010

Workshop de Danse (75) Paris - Lavage de la Madeleine 2010

17.09 (vendredi)
Workshop de Danse

 

Historique

Le Lavage des Marches de l'Eglise Nosso Senhor do Bonfim

On ne peut parler du lavage de la Madeleine sans mentionner le lavage des Marches de Nosso Senhor do Bonfim et rappeler les origines de cette immense fête œcuménique.

En 1745, Teodósio Rodrigues de Farias, officier de l'Armada Portugaise, apporta de Lisbonne une statue du Christ qui fut transportée en grande pompe jusqu'à l'Eglise de la Penha, à Itapagiqpe.

En juillet 1754, accompagnée d'une immense procession, elle fut transférée dans l'Eglise de la Colline Sacrée, à laquelle elle était destinée. Suite à son pouvoir de réaliser des miracles, cette statue du christ, alors nommé le Senhor do Bonfim, devint un objet de dévotion populaire et le but de pèlerinages mystiques et syncrétiques. Une série de superstitions et d'éléments profanes vinrent alors se greffer sur ce culte.

Depuis, le lavage festif des marches menant à l'église do Bonfim a lieu tous les ans. Il commence le matin, devant l'Eglise Nossa Senhora da Conceição da Praia, par le départ d'une procession qui parcourent les 8 Kms qui la séparent de l'Eglise de Nosso Senhor do Bonfim. Un cortège haut en couleur dans lequel chars allégoriques, bicyclettes, blocks de percussionnistes, capoeristes, charrettes à cheval, quidams montés à dos d'âne et travestis, se mêlent à une foule tout de blanc vêtu et aux bahianaises en tenue traditionnelle, des fleurs sur le bras et portant sur l'épaule leurs amphores remplies d'eau parfumée à la fleur, d'oranger, au 2basilic et à la lavande, soigneusement concoctées par les Mères des Saints.

Le point fort de la cérémonie est le lavage des marches par environ 200 bahianaises qui vont alors déverser l'eau parfumée sur les marches de l'église et sur son parvis, accompagnées de battements de mains, de percussions et de chants issus de la religion catholique et de la religion africaine. À la fin de la cérémonie religieuse la fête continue sur la place du Bonfim sur laquelle ont été installées des baraques abritant des musiciens et où les participants vont déguster des plats typique, (feijoada, maniçoba, sarapatel ou acarajé), et vont danser jusqu'à tard dans la nuit. Parallèlement de nombreux bals, concerts et évènements artistiques sont organisés aux quatre coins de la ville.

Ce cortège réunit annuellement des milliers de fidèles qui viennent se purifier corps et âme grâces aux aspersions d'eaux parfumées. En faisant profession de foi au Seigneur du Bonfim qui correspond dans le Candomblé et dans l'Umbanda, à Oxalá (une entité du Candomblé et de l'Umbanda liée à la création du monde et à la pureté) le lavage des marches créé une harmonie entre les différentes religions et représente un élément extrêmement important pour les Bahianais, chez qui la religion catholique et les rites afro-brésiliens sont très mêlés.

Un mélange des religions qui prend ses racines à l'époque où les portugais obligeaient leurs esclaves à nettoyer et à orner l'église avec les fidèles pour la neuvaine consacré à Nosso Senhor do Bonfim qui sera très vite assimilé à Oxalá, par les esclaves alors, interdits de pratiquer leur propre religion et qui ont peu à peu assimilé les saints catholiques aux entités du Candomblé. A partir des années 60, face à la multitude de participants et pour des raisons de sécurité, le lavage de l'église fut limité à celui de ses marches et de son parvis.

Cette fête mêlant non seulement différentes religions mais aussi le profane et le sacré est extrêmement importante pour la population bahianaise pour qui elle représente un élément fédérateur. Elle réunit d'une part les fidèles qui y participent par tradition et poussés par la foi et parcourent les 8 Kms pour payer une promesse, en toute confraternité avec ceux qui sont seulement désireux de faire la fête, de danser et de déguster quelques bières bien glacées.

Le Lavage des Marches de La Madeleine à Paris

Le lavage des marches de l'Eglise la Madeleine à Paris est né grâce à un projet de Robertinho Chaves, un artiste bahianais, issu de la ville de Santo Amaro da Purificação qui rêvait d'importer cette tradition afro bahianaise dans les rues de Paris, la plus belle capitale du monde.

Le rêve de Robertinho se concrétisa en juin 1998, lorsqu'il réalisa le lavage sur les marches de l'église du Sacré Chœur à Paris, le premier en dehors du Brésil. La réalisation de cet évènement sur la butte Montmartre présentant un certain nombre de difficultés, Robertinho partit à la recherche d'une autre église pour donner suite à son projet et obtint alors l'autorisation de la paroisse de la Madeleine. Le premier Lavage des Marches de la Madeleine eut lieu le 23 de Juin de 2002 et est devenu depuis un évènement annuel qui, chaque année, pend un peu plus d'ampleur et s'est transformé en une semaine Culturelle dont le but est de divulguer les rites et la culture brésilienne.

Une semaine culturelle qui débute par la Messe do Rosario Preto, une messe Afro Brésilienne qui a lieu en l'église de la Madeleine et est clôturée le dimanche par un grand défilé entre la Bourse et la Madeleine et le Lavage des Marches. Le cortège composé d'un char allégorique animé par Robertinho Chaves et transportant un groupe de musiciens venus spécialement de Bahia, d'une aile de Bahianaises, d'une aile de danseuses de Maracatu, d'une aile de « capoeristes » et de nombreux blocks de percussionnistes traverse Paris suivi par la foule tout de blanc vêtu. Le défilé se termine devant l'Eglise de la Madeleine où a lieu le Lavage des Marches par les bahianaises.

Cette grande manifestation culturelle a vu le jour grâce à la création de l'Association Viva Madeleine qui compte avec la collaboration de Jean-Alain Guieu, Président, Roberto Chaves (Vice-président), Adilson Rodriguez (Secrétaire) qui en assurent l'organisation depuis sa création. De grands artistes bahianais comme Margareth Menezes, Preta Gil, J. Velozo ont déjà participé au Lavage de la Madeleine à Paris.

Numa tradição que já vem de longa data, a comunidade brasileira desfilou da Place de la Bourse, em Paris, até à Igreja da Madeleine, onde, pelo sexto ano consecutivo, procedeu ao ritual da lavagem das escadas da igreja.
"Este é um ritual com mais de 250 anos, onde na segunda quinta-feira do mês de Janeiro, se lavam as escadas da Igreja do Senhor do Bonfim, em Salvador da Baía, no Brasil» explicou ao LusoJornal Jovani de Miranda, um dos co-organizadores do evento.
A cerimónia «devidamente autorizada pelo Bispo de Paris» mistura rituais do Candomblé com a religião católica. «Trouxemos um padre do Candomblé (*) que já tem vindo todos os anos para este ritual e que intervém sobretudo na cerimónia da purificação" comentouJovani de Miranda.
"Não sei se esta cerimónia aproxima as religiões, mas é certo que aproxima os homens" disse ao LusoJornal o padre Ponçard, da Igreja da Madeleine, ainda com a cabeça molhada pela cerimónia da purificação.
Momentos antes tinha sido rezado o Pai Nosso em francês e em português, perante mais de 1.500 pessoas que se gruparam em frente da igreja, essencialmentebrasileiros, mas também franceses e alguns portugueses.
A primeira manifestação deste tipo ocorrida em Paris, teve lugar no Sacré Coeur "onde ainda se realizou três anos", mas por iniciativa do cantor Roberto Chaves, passou a realizar-se na Igreja da Madeleine guardando os rituais afro-católicos numa festa profana cheia de fé. "Tudo começou quando uma escrava não podia entrar na igreja e começou a lavar as escadas. Depois juntaram-se outras pessoas e tornou-se num dos rituais maisconhecidos da Baía".
Como não podia deixar de ser, houve muita alegria, música e dança. Só faltou a Capoeira. "Estou desiludido porque este ano não há Capoeira» disse ao Luso- Jornal o antigo padre da Igreja da Madeleine que veio dar uma «ajuda" ao seu substituto. Mas a festa estava animada e continuou tarde fora com a intervenção de vários cantores.
■ Carlos Pereira
(*) Candomblé
O Candomblé é uma das Religiões Afro-Brasileiras praticadas principalmente no Brasil. Embora confinado originalmente à população de escravos, proibido pela igreja católica, e criminalizado mesmo por algunsgovernos, o Candomblé prosperou nos quatro séculos, e expandiu consideravelmente desde o fim da escravatura em 1888. É agora uma das religões principais estabelecidas, com seguidores de todas as classes sociais e dezenas de milhares de templos. Em levantamentos recentes, aproximadamente 3 milhões de brasileiros (1,5% da população total) declararam o Candomblé como sua religião.

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