Petite musique du Brésil audiovisuel

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Dans un contexte d’attention focalisée sur l’élection présidentielle, le Brésil audiovisuel a durant quelques jours, à Cannes, au grand marché mondial des programmes qu’est le Mipcom, fait entendre des airs plus légers.
Musiques de la mer avec le Petit poisson de la marée, « Peixinho da Maré » de Band(eirantes). Requin, pingouin, raie… à chacun sa mélodie, à retrouver aussi sur le site www.peixinhodamare.com.br.

Marianne De Castro, du service des ventes de Band, avec l’un des produits dérivés de « Peixinho da Maré ».L’enfance était au coeur de la présence brésilienne indépendante au Mipcom, avec une majorité de producteurs dédiés aux programmes pour la jeunesse parmi ceux qui étaient réunis au stand annuel de Bravi (ex-ABPITV), l’association des producteurs indépendants – des grands réseaux et de la supposée massification des goûts s’entend). Ainsi d’Animaking, royal jeu de mots anglophone d’une compagnie dirigée à Forianopolis par Paolo Conti, qui propose un voyage à la frontière du fantastique et du conte, « Pop Corn ».

Paolo Conti devant des extraits de « Pop Corn », histoires de deux grains de maïs soufflé tombés dans un sofa où ils feront des rencontres tout aussi étranges que leur mésaventure.

Chez Feel, la musique est cette fois sérieuse – autrement dit « classique » avec la rencontre, qu’on eût  logiquement jugée improbable, entre un enfant des banlieues brésiliennes épris du violoncelle et une enseignante réputée d’origine roumaine, réunis à Paris. Une histoire vraie nommée « Courage », remarquable par son originalité, par son épaisseur humaine et par son intemporalité universelle, dans le flot de sujets qui encombrent les canaux télévisuels.

L’ambitieux but de Sebastião Braga, producteur de « Courage » (avec ou sans majuscule) : toucher le spectateur au plus profond de lui-même.

Chez SBT, des airs connus et des succès intangibles comme des versions , parfois terrorisantes, de l’immortelle « caméra cachée » : mais aussi l’ambition d’avoir, avec « Aventura Selvagem », produit « le meilleur documentaire brésilien sur la vie sauvage »,  dont sont vendus 174 épisodes de 45 minutes chacun, avec pour héros et présentateur son créateur pauliste Richard Rasmussen, qui voyagea pendant plusieurs années au Brésil et à l’étranger pour les besoins de ce programme.

 

Le clap de fin avec un sourire venu d’un horizon rare : celui du petit Espírito Santo, fief de Saskia Sá, productrice à Vitória (Horizonte líquido)…

…et le sourire de l’éternel (jeune) Pelé, sujet d’un film, un de plus, dont les producteurs britanniques de Pitch assurent qu’il sera empreint de véracité, de force et d’exclusivité.

 

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