Unesco, Certificat de Reconnaissance aux Maitres de Capoeira

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Dans le cadre de la programmation de la 16ème édition du Festival Culturel du Lavage de la Madeleine la Délégation Permanente du Brésil auprès de l’Unesco a remis en cérémonie officielle un Certificat de Reconnaissance aux principaux Maitres de Capoeira de Paris.

Le Lavage de la Madeleine dans sa vocation sociale, culturelle et promotionnelle a sollicité à l’UNESCO la création de cette certification de reconnaissance dans le but de la  valorisation et promotion humaine de la communauté brésilienne en France, facilitant ainsi une meilleure intégration et l’accès à une vie plus digne à la diaspora brésilienne.

Le cercle de capoeira (roda) a été inscrit em 2014 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et le Festival Culturel du Lavage de la Madeleine est soutenue par l’UNESCO depuis plusieurs années et, notamment, par son Projet la Route de l’esclave, constitue un vif exemple du syncrétisme religieux rassemblant les éléments du catholicisme et des religions afro-brésiliennes et rend, ainsi, hommage à l’héritage africain en remémorant la tradition léguée, expression de la diversité culturelle brésilienne.

Dans une cérémonie émouvante, pleine d’humanité et reconnaissance, son Excellence Madame Maria Edileuza FONTANELLE REIS, Ambassadeur Déléguée Permanente du Brésil auprès de l’Unesco a remis en main propre la Certification aux Maitres de Capoeira de la capitale.

Les histoires très poignantes témoignent  du courage de chacun et de la reconnaissance de la capoeira comme outil de travail, principal source de revenus et porte de sortie de la marginalité.

L’ex-Ministre de la Culture, Gilberto Gil disait qu’à chaque avion qui pars du Brésil un « berimbau » quitte le pays vers des nouveaux horizons. La culture afro-brésilenne voyage dans le bagage et dans le coeur de chaque pratiquant de cet art, sportif, danseur, musicien ou acrobate.

Les navires négriers ont transporté vers des terres lointaines la diaspora africaine au nouveau monde et aujourd’hui cet héritage fait son voyage vers  l’Europe et permet l’accès au travail à des milliers de personnes facilitant ainsi l’intégration et l’accès à une vie plus digne et la valorisation de ses racines.

texte : Antonio Cançado de Araujo

photos : Louisa Monteiro

Si ne ne peut pas danser alors ce n'est pas ma révolution à moi
Se eu nao posso dançar, não é a minha revolução

 

Entrega de certificados para capoeiristas na UNESCO em Paris

 

 

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